Etant abonné à deux magazines de qualité supérieures à ce torchon, sans douté réalisé à base d'hosties recyclées, j'ai donc eu le malheureux privilège de recevoir un exemplaire gratuit et une belle lettre d'invitation de Guillaume ROQUETTE, directeur du magazine "Valeurs actuelles".
Dans valeurs actuelles, vous ne trouverez jamais de dossiers accrocheurs sur les prix de l'immobilier, les états d'âme des cadres ou la vie à scandale des peoples. Nous préférons aller à l'essentiel et approcher l'actualité à la lumière de nos valeurs : le bonheur d'être Français, le goût du travail et de la réussite, la passion de la culture, l'amour de la famille, l'attachement à nos racines chrétiennes ...
Outre le fait que cette partie me rappelle un peu trop le bon vieux "travail, famille, patrie", cette partie me gène pour un magazine qui se targue de proposer :
un décryptage percutant de l'actualité, des enquêtes exclusives, des articles de fond signés par des journalistes qui font autorités, mais aussi des points de vue décapants, des opinions libres et des débats sans langue de bois
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- Bonheur d'être Français : est-ce vraiment un bonheur ? Bonheur : état durable de plénitude et de satisfaction. Je suis heureux d'être Français, mais ce que font les impotents au pouvoir de la France est loin de me permettre d'atteindre un état de plénitude durable.
- Le goût du travail et de la réussite : cela sous-entend que le travail et la réussite sont des choses belles. Si je suis convient de la beauté, générale, associée à la réussite, pour le travail, cela est moins évident. Le travail est donc jugé beau, s'il est un moyen de s'épanouir, de se transcender. Si cela est vrai pour une partie du travail, cela n'en ai pas moins faux pour une autre. Le travail à la chaine n'est en rien beau, transcendant ou source d'intérêt. L'être humain est simplement utilisé parce que plus efficace qu'une machine, jusqu'à ce qu'une machine devienne assez performante pour remplir la fonction qu'occupait auparavant l'ouvrier désormais remercié.
- La passion de la culture : soit. Je me suis toujours demandé comment on pouvait être homme de culture et de droite. De la même façon, j'ai du mal à comprendre certains collègues/scientifiques qui acceptent intégralement l'enseignement religieux.
- L'amour de la famille : soit. Encore qu'une fois de plus, on peut se demander s'il n'y a pas de sous-entendus derrière cette phrase. Ce magazine ferait-il la promotion des idéologies des anti-avortements/pro-vie/anti-drogue/anti-sexe/anti-euthanasie ?
- L'attachement à nos racines chrétiennes : enfin, nous y voilà. Je ne suis pas attaché à nos "racines chrétiennes", m'efforçant au contraire de rejeter autant que possible ces valeurs de repentances perpétuelles, d'obéissance, d'injustice et de peines-à-jouir.
Bref, notons que le magazine fournie présentait en couverture : "Crise : comment passer 2009, bourse, immobilier, chômage, déficits, crédit" et "PS : petits meurtres entre amis", que la dernière page est consacré à Dati et à son accouchement "Il est né le divin enfant ! Sifflez cancans, résonnez gazettes!", que les prix de l'immobilier sont évoqués (Immobilier en baisse : Le prix des logements anciens devraient baisser ...", ou encore qu'un article bien velu "Le vilain jeu de l'extrême gauche" qui encense la libération de Jean-charles Marchiani et fustige Hamont qui fait preuve de mesquinerie partisane, tout en souhaitant:
un islam Français patriote, décomplexé, respectueux de nos lois (sic), hostile à toute théocratie et conscient de nos racines judéo-chrétiennes
et en finissant par
A cet égard, l'extrême gauche française joue un vilain jeu en important le conflit israélo-palestinien pour les besoins de ses visées révolutionnaires
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Il fallait oser, Denis Tillinac l'a fait de sa fenêtre.
La messe est dite. J'estime donc, au vu de l'exemplaire reçue, que Valeurs Actuelles est un magasine de merde. Que les valeurs qui y sont décrites ne sont pas les miennes, et qu'elles n'ont rien d'actuelles ni de modernes.
Veuillez donc, Monsieur ROQUETTE, ne plus m'adressez aucun exemplaire de votre journal, que ce soit pour écouler des stocks d'invendus, me permettre d'accéder à une moralité plus saine ou, parce que ce faisant, je pourrais mieux décrypter l'actualité. Je n'ai nul besoin de vos obscures œillères malsaines, partisanes de catholiques vengeurs masqués.