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politique

un regard d'étudiant sur la politique.

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vendredi, août 24 2007

Retour au travail

Après quelques semaines de vacances, après quelques petits mois en France, me voila reparti en Irlande pour un an. Sauf que cette fois je suis accompagné :D

J'ai véçu la dernière campagne de loin et pourtant de très près. Que dire si ce n'est que pour la deuxième fois, j'ai l'impression de m'être fait volé. Sauf que cette fois, je n'ai absolument pas envie de faire un effort pour comprendre le pourquoi du comment.

Je ne me sens pas en phase avec quelques 54% de français. Si on ajoute à cela que je ne me retrouve pas non plus (forcément) dans les 46% restants, finalement j'ai plus grand chose à partager avec la faune locale.

J'ai failli m'engager un peu plus. J'ai failli croire qu'on allait pouvoir résoudre une bonne partie des problèmes en les mettant sur la table. Mais la table a été vendu aux enchères et ce qui n'a pas été acheté a été brulé.

Et bien, en voila un bon billet de mort-vivant. C'est une bonne remise en jambe.

lundi, janvier 22 2007

Nicolas Hulot n'y va pas, José Bové ira peut-être

Décidemment, ça va et ça vient ... Entre ceux qui veulent faire du lobbying à l'arrache, ceux qui se disent que si d'autres y vont pourquoi pas eux, et ceux qui espèrent que d'autres n'iront pas, ça fait un peu improvision médiatico-sondagio-couillo-politicienne.

Nous avons donc ségo, nico, françois marie-george qui sont sur de participer au premier tours. Gageons que le borgne de droite obtiendra ses signatures, de même que besancenot et voynet.

Ce qui est des plus impressionnant, c'est l'organisation du PCF, qui n'aura certainement qu'un pourcentage des plus ridicule, surtout dans le cas ou Bové se présenterait, mais qui arrive à avoir les 500 signatures grâce à un pool d'adhérents, qui certes vieillit (mal), mais encore suffisament nombreux pour présenter un candidat à la présidentielle.

Enfin bon courage à Frédéric Nihous de CPNT, qui même si je ne partage pas ces idées, avait pris la peine de me répondre lorsque j'avais envoyé une question sur le cumul des mandats à l'ensemble des partis politiques français (pour un nombre de réponses de 3 ou 4).

lundi, décembre 4 2006

Présidentielles 2007 : on a les candidats, mais ...

... faudrait que le public soit de meilleure qualité.

Extrait du commentaire d'ANDRE B. sur Le Monde, en réaction d'un article intitulé "L'anti-France existe, Nicolas l'a rencontrée" : le racisme antifrance est la conséquence de l'immigration clandestine contenue surtout par NS.Dans ces pays surtout arabo musulmans la polygamie par ex donne des quantités incontrôlée d'enfants errants non éduqués qui n'ont pas d'avenir et qui ne rêvent que de futurs départs clandestins et qui une fois chez nous se croient en terre d'islam!

Mon dieu (j'aurais aussi pu dire "Mon cul !"), heureusement que Sarkozy est là pour nous sauver des barbares qui s'infiltrent chaque jour un peu plus dans nos frontières ... Ensemble, et surtout grâce à Sarkozy, nous ferons fuir ces sales immigrés ou nous les brulerons en chantant la marseillaise ! L'UMP, la flamme tranquille ...

Même article, extrait du commentaire de nahr el kelb: Le problème c'est que les racistes anti-français (pas si nombreux que ça tout de même, moins de 20% de la population totale)

Moins de 20% de la population, disons 10 % pour ne pas chipoter, serait des racistes anti-français ? Moi qui croyais que le rascisme en général était le fait de personnes limitées, mal éduquées ou ayant l'objet d'un conditionnement particulier ... Certains cherchent visiblement à se faire peur ou à faire peur aux autres. "tu as vu marie-chantale, sur les murs de la cité il y a marqué : nique la police ! Incroyable, l'affiche de sarkozy est déchiré ! Allez, rajoutons donc l'ensemble de cette cité sur notre liste anti-république Française ... et voila on est passé de 6 000 000 de racistes anti-Français à 6 100 000. Encore une soixantaine de cité et on les aura nos 20 pourcents ..."

Je me demande parfois si certains commentaires ne sont pas postés par des rabateurs de differents horizons. J'imagine bien sur que tous les lecteurs de Le Monde ont leur sensibilité politique et chacun doit avoir un sujet qui lui tient à coeur, m'enfin des fois, ça fait quand même froid dans le dos.

vendredi, novembre 17 2006

PS : Ségolène sera la candidate

Les militants du parti socialiste se sont donc prononcés pour Ségolène Royal. Ce qui est globalement la même proportion que chez les sympatisants socialistes. Les deux perdants se sont ralliés à celle qui aura pour mission d'arriver au second tour, puis de battre la droite. Ce qui ne sera pas des plus facile.

J'étais plutôt partisant de DSK. Parce que je pense qu'il incarnait le plus la gauche qui me ressemble. Du social et un libéralisme pragmatique. C'est de laurent Fabius que je me sens le plus éloigné. Nul doute que s'il avait été désigné candidat, j'aurais voté pour les verts.

La finale des présidentielles va se jouer entre trois ou quatre candidats : Sarkozy, Royal, Le Pen et Bayrou, que je place dans l'ordre d'arrivée. Maintenant en 6 mois, differents événements peuvent se produire.

  1. Le Pen peut ne pas avoir ses 500 signatures. Sur qui se reporterait ses électeurs ? Assurément sur le candidat qui se montrera le plus conservateur. Comme Royal devra lutter contre sa propre nature pour refléter les idées du PS sur les questions de la familles (mariage/adoption des homosexuels, ...), nul doute que c'est sarkozy qui pourrait remporter la mise.
  2. Les électeurs de DSK pourrait se reporter sur Bayrou. Le blog de DSK montre qu'une partie de ses fans sont assuréments dépités, traitant Royal de tous les noms. Et certains militants de bayrou n'hésitent pas à leur faire l'apologie du centrisme.
  3. Les électeurs de Fabius pourrait se reporter sur une coalition anti-libérale si celle-ci voit le jour.
  4. Un deuxième candidat Ump pourrait tenter de destabiliser sarkozy. Ceci-étant, vu la crédibilité des chiraquiens, je doute que cela ait un poid réel.

Dans tous les cas, j'espère autre chose que 2002. Si c'est à nouveau le même scénario, c'est à dire : Sarkozy vs Le Pen, je n'irais pas voter. Et j'irais chier devant l'ambassade de France à Dublin, une guiness à la main.

mardi, novembre 14 2006

Programme du Front Nationnal : c'est du RP ?

Le RP (Role Play) dans un JDR (jeu de rôle) signifie jouer un personnage et par là-même, le faire vivre, dialoguer, interagir avec le monde exterieur et les autres joueurs. Volà bientôt deux ans que je joue à kraland, jeu de rôle politique et parodique, qui opposent sept nations aux idéologies differentes.

Puisqu'il s'agit de parodier differents systèmes politiques, chaque nation tente de pousser son idéologie, au déla du raisonnable, tant est si bien que le ridicule de celle-ci n'apparait plus mais suinte et fini par s'auto-détruire en vomissant mesures à la con, loi injustes et magouilles en tout genre.

Et paf, je tombe sur le programme du Front Nationnal. Bon sang, un bon gros pavé de 187 pages. C'est pas mal joué. Ca permet de faire crédible. Ca évite que la contestation soit facile (faut quand même être motivé pour lire les 187 pages du programme du FN). Ca permet de dire tout est n'importe quoi sans qu'un lecteur "lambda" qui le feuillette ne puisse y découvrir d'incohérence.

Mais le programme du FN est-il du RP ? Il est quand même ahurissant d'imaginer que je pourrais utiliser une majorité des idées/propositions du programme dans un jeu de rôle parodique sans que le coté non-parodique ne transparaisse.

Exemple de quelques conneries relevées.

  • Nous entendons par “Sud” tout ce qui se situe hors d’Europe dans les pays du tiers monde. -> Bon sang, dire que quand j'allais passer mes vacances dans le sud de la France, je croyais que j'étais encore en France.
  • La tentation de la drogue est la conséquence d’une dissociété fascinée par les pulsions de mort -> (tiens j'apprends même un nouveau mot avec le programme du FN ... : La «dissociété» est une société qui réprime ou mutile le désir d’«être avec» pour imposer la domination du désir d’«être soi».). Donc en gros si certains fument un pétard, c'est parce qu'ils préfèrent être eux-même qu'avec d'autres tout en étant obnubilés par la mort ? Je pense qu'au FN également, certaines substances doivent tourner ...
  • L’apprentissage du chant choral, musique de l’âme, selon Saint François d’Assise, de la musique instrumentale et de la danse, sera encouragé à partir du plus jeune âge. ... Rap et techno, qui ne sont pas des expressions musicales, seront évidemment privés de tout soutien public. -> Quel bonheur de pouvoir chanter dans une chorale. Peut-être que dans un autre paragraphe il souhaite instaurer la chorale obligatoire pour tous. Perso entre les choristes et daft punk, il n'y a pas photo...

Mais ce ne sont même pas des extraits choisis ! Je scrolle au hasard et hop ! Des conneries, visiblement ce n'est même plus à la pelle qu'il faut aller les chercher, mais avec une pelleteuse. Bon sang, jean-marie, arrête tes conneries et viens jouer à Kraland ! Là, t'auras le droit de faire un carton ... ou pas.

jeudi, novembre 9 2006

Deuxième débat du partie socialiste

Je viens de finir de regarder le deuxième débat pour l'investiture du candidat du parti socialiste.

Je suis tout de même agréablement surpris du contenu de ces débats. Que n'ai-je pas entendu sur la molesse supposée de ces débats qui aurait été limite des déclarations de vieillards impotents et limite incontinents.

Encore une fois, je trouve que Strauss-Khan est le meilleur orateur. Que Fabius se veut le défenseur de la veuve et de l'orphelin. Et que Royal (c'est "marrant" qu'on soit tenté d'écrire "ségolène") tente de justifier ses déclarations des dernières semaines (encadrement militaire des mineurs délinquants, ...).

Certes le nombres de "blagues" est limitée (2 pour près de 2 heures de débat). Certes il ne s'agit pas de confrontation directe, encore que ces petits coquins réussissent bien à mettre en avant leurs differences avec leurs camarades. Mais je trouve que ce deuxième débat est également une réussite.

Je suis par contre un peu circonspect devant le travail des journalistes. Ceux-ci jouent un rôle ambigu d'orientation des débats et de contre argumentation aux déclarations des trois compères. Le problème vient du fait que leurs demandes d'explications, les contradictions qu'ils soulèvent ne suscitent pas de réactions des protagonistes, qui ignorent la plupart du temps les interventions des deux journalistes. Qu'effectivement on a l'impression que Royal est plus souvent coupée. Mon explication, contrairement aux rumeurs de complots qui ont suivis ce deuxième débat, est que Royal parle bien souvent d'une voix monotone et à un rythme assez lent (au contraire de Fabius qui n'hésite pas à utiliser des tonalités théatrales et de DSK qui a un débit assez rapide), ce qui donne parfois l'envie de lui demander d'accélèrer.

Encore un. Après ma foi, je me rabattrais sur les "C dans l'air" pour me tenir informé des derniers potins Français :)

mercredi, novembre 8 2006

Troisième débat du partie socialiste

Hier soir a eut lieu le troisième débat socialiste télévisé, intitulé "questions internationales, européennes et sur l'environnement".

Je n'ai pas vu les précédents débats, je les visionnerais dans la semaine, mais de sur ce que j'ai pu voir sur celui-ci, il en ressort plusieurs choses :

  1. Non, Mme Royal n'est pas la potiche de service. Pour autant, je ne lui trouve pas de charisme particulier. Ses talents d'oratrice sont bien moindre que ses deux autres camarades : phrasé plus lent, plus facilement déconcentrable lorsque les journalistes la poussent un peu, limpidité du discours parfois peu probant.
  2. Non, M Fabius n'est pas crédible sur sa (nouvelle ou presque) politique "d'à gauche toute". Lorsqu'on lui demande ou est passé le plan B, il répond qu'il n'était pas au pouvoir et donc qu'il ne pouvait rien proposer. Mais que le projet européen sera le projet socialiste. Son discours était également trop tourné vers une critique des propos de DSK.
  3. Non Dominique Strauss-Kahn n'a pas forcément été le plus convaincant. Beaucoup de tentatives pour expliquer la situation actuelle. Moins de temps pour developper les solutions à apporter. Il reste celui qui semble le plus à l'aise. Au risque d'en faire trop et de paraitre snober les autres.
  4. Ils défendent bien un projet commun. Chacun a bien sur une vision propre et apporte ses nuances mais, ce débat tout au moins, permet plus de rassembler les differents candidats socialistes que de les diviser.

Tant qu'à prendre les débats dans l'ordre inverse, je continuerais donc demain avec le débat numéro deux.

mardi, novembre 7 2006

chevénement candidat à la présidentielle de 2007

Voila un nouveau candidat à la présidentielle. Jean-Pierre Chevènement a donc officiellement annoncé hier au 20h de TF1 ca candidature à la présidence de la république.

L'ancien ministre de l'interieur, instaurateur de la police de proximité, essaye donc de revenir sur le devant de la scène politique, de laquelle il avait plus ou moins disparu depuis la victoire du non au référendum sur la constitution européenne. Il sort d'ailleurs un livre "La faute M. Monnet : La République et l'Europe".

Je ne vois pas JP passer la barre des 5% en 2007. Ceux qui ne voterons pas "utile", ni "extrème", se rabattrons sur bayrou. J'ai la conviction que les non-iste se font des illusions. A la fois sur ce qui a poussé les gens à voter non, mais également sur leur possibilité de regrouper une large partie de la population. Ego Génétiquement Modifié je suppose ...

Pour la petite info, c'est visiblement le staff de campagne du mrc qui a envoyé la video sur dailymotion. Sur le profil de JP-chevènement on peut lire : chevenement2007 n'a pas encore invité d'amis. Ma foi, s'il n'a invité personne, c'est peut-être qu'il n'a tout simplement pas d'ami.

lundi, novembre 6 2006

Sarkozy : quand la propagande s'inverse ...

Une vidéo fortement orienté anti-sarko circule actuellement. Bien sur il s'agit clairement de propagande, d'instrumentalisation des propos de Nicolas Sarkozy. Le résultat est là : video sarkozy et ma foi, cela vaut le JT de 13h sur TF1.

Maintenant est-ce que lutter contre un démagogue en faisant de la démagogie est une solution ? On risque vite l'escalade, tant dans les paroles retenues que dans la mise en scène, pour n'apporter aucune solution en fin de compte.

Néanmoins, ce genre de vidéo permet de ressentir un malaise. Premièrement pour le personnage ... et rapidement par l'idée qu'on a pu se laisser manipuler précedemment.

lundi, mai 22 2006

Cumul des mandats : positions du RCF

Le principal problème développé par le RCF, est la fonctionnarisation des policiens. Cette fonctionnarisation s'explique par les avantages des fonctionnaires sur les salariés privés (ou professions libérales) lors de l'accès à un mandat. En effet les fonctionnaire sont assuré de retrouver leur emploi à la fin de leur(s) mandat(s), qui pour certains, ont tendance à se renouveller et à s'accumuler de manière infinie.

La première proposition consiste à demander de choisir au détenteur d'un mandat de maire ou adjoint au maire d’une commune de plus de 9 000 habitant, conseiller régional/général, député, député européen, sénateur, dans un délai d’un mois suivant son élection entre son mandat et le fait de rester dans la fonction publique. S’il choisit de garder son mandat, il sera réputé démissionnaire de la fonction publique et n’aura plus la possibilité de la retrouver que par la voie ordinaire des concours..

Avec cette proposition, on assiste à une remise à plats des "chances", ou plutôt à une harmonisation des contraintes liés à l'acceptation d'un mandat. Car dans le privé : un médecin, un avocat qui se présentent et sont élus perdent leur clientèle, un chef d’entreprise ou un cadre du privé aussi.

Si l'idée est intéressante, elle dirigée de façon "négative". Je ne suis pas adepte de la "positive attitude", de notre feu Premier Ministre, mais ne serait-il pas préférable de réfléchir à une solution qui permettrait aux détenteurs d'un mandat venant du privé de retrouver un poste, ou une aide à la reprise d'activité ? Est-ce que l'application de cette proposition ne va pas inciter les élus à se rapprocher dangereusement d'entreprise privée, histoire de négocier plus ou moins finement une entrée dans l'entreprise ? Est-ce déja le cas ? Notemment y-a-t'il des révélations de "magouilles", d'arrangements pour l'obtention d'un poste à la fin de mandats ?

Maintenant trouver des solutions pour permettre à ceux venant du privé de se réinsérer (efficacement si possible) est plus difficile que réduire les droits des fonctionnaires. Je n'ai pas de solutions satisfaisantes à proposer. Les réservistes ont un sous-ensemble de contraintes communes, puisqu'ils doivent "donner" des jours à l'armée et les entreprises doivent respecter le choix effectué. Maintenant, mettre en disponibilité une personne pendant toute la durée d'un mandat classique (disons 5 ans), et la réintégrer à la fin de cette échéance, ne me semble pas adapté, et n'aurait pas de sens pour les professions libérales.

Un deuxième point concerne la diminution du nombre des élus. J'avoue ne pas voir quelles sont les solutions du RCF pour limiter ce nombre. Une proposition est faite pour supprimer les départements (c'est à dire en ne considérant plus que les régions). Serait-ce suffisant pour diminuer le nombre d'élu de façon notable ? J'en doute, puisqu'il faudrait alors augmenter le nombre d'élus régionaux (on suppose alors que la charge de travail augmente pour le conseil général).

Merci au RCF et à son porte-parole, M. Julien SAVOY, pour sa réponse détaillée.

Voici ci-dessous la réponse du RCF concernant le cumul des mandats :

Mettre fin au cumul «mandat-fonctionnaire».

Une réforme indispensable vise à restaurer l’égalité de tous les citoyens devant les fonctions électives. Tout maire ou adjoint au maire d’une commune de plus de 9 000 habitant, conseiller régional (et conseiller général tant que les départements ne sont pas supprimés), député, député européen, sénateur devra opter dans un délai d’un mois suivant son élection entre son mandat et le fait de rester dans la fonction publique. S’il choisit de garder son mandat, il sera réputé démissionnaire de la fonction publique et n’aura plus la possibilité de la retrouver que par la voie ordinaire des concours. Dès promulgation de cette loi, les élus en place auront à choisir de même.

Il est profondément injuste de constater que Lionel Jospin ou Jacques Chirac ont fait une «carrière» dans la fonction publique leur donnant droit à des retraites copieuses (plus de 100 000 francs, 15 000 euros par mois pour le président actuel) sans avoir jamais ou presque travaillé dans ladite fonction publique et en ayant toujours été «détaché» pour exercer leurs mandats.

Comment justifier de payer sans rien faire des anciens élus battus par le suffrage universel qui ne sont pas utilisés par le nouveau pouvoir pour des raisons politiques? Ce fut le cas de Lionel Jospin, c’est le cas de Bruno Mégret ou d’autres. Là encore, il ne s’agira que d’un rétablissement de l’égalité de tous devant les fonctions électives. Un médecin, un avocat qui se présentent et sont élus perdent leur clientèle, un chef d’entreprise ou un cadre du privé aussi.

Cette mesure devra être préalable à toute réforme de la fonction publique, de ses missions, de ses priorités. Elle permettra d’éviter la confusion des genres avec des élus qui sont à la fois les décideurs et les bénéficiaires de leurs décisions.

Avec la diminution du nombre des élus, il sera possible d’indemniser correctement les fonctions, de limiter le cumul des mandats et de rendre plus objectif le travail effectué pour l’ensemble de la société, actifs ou non, du privé ou du public et non plus d’avoir le système actuel, proche d’une caricature de notre société. Il est proprement scandaleux de constater que cette «professionalisation» des fonctions électives et des indemnités non réalistes ont pour effet pervers quelques abus qui sont montés en épingle par les média et entachent tous les élus locaux, qui sont souvent «de leur poche» et se dévouent sans compter pour le bien commun.

La moralisation et le retour d’un respect du citoyen passent par ces réformes urgentes, tout comme l’expression du pluralisme oblige à la réduction du nombre des Conseillers Municipaux dans les grandes communes.

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