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vendredi, novembre 17 2006

PS : Ségolène sera la candidate

Les militants du parti socialiste se sont donc prononcés pour Ségolène Royal. Ce qui est globalement la même proportion que chez les sympatisants socialistes. Les deux perdants se sont ralliés à celle qui aura pour mission d'arriver au second tour, puis de battre la droite. Ce qui ne sera pas des plus facile.

J'étais plutôt partisant de DSK. Parce que je pense qu'il incarnait le plus la gauche qui me ressemble. Du social et un libéralisme pragmatique. C'est de laurent Fabius que je me sens le plus éloigné. Nul doute que s'il avait été désigné candidat, j'aurais voté pour les verts.

La finale des présidentielles va se jouer entre trois ou quatre candidats : Sarkozy, Royal, Le Pen et Bayrou, que je place dans l'ordre d'arrivée. Maintenant en 6 mois, differents événements peuvent se produire.

  1. Le Pen peut ne pas avoir ses 500 signatures. Sur qui se reporterait ses électeurs ? Assurément sur le candidat qui se montrera le plus conservateur. Comme Royal devra lutter contre sa propre nature pour refléter les idées du PS sur les questions de la familles (mariage/adoption des homosexuels, ...), nul doute que c'est sarkozy qui pourrait remporter la mise.
  2. Les électeurs de DSK pourrait se reporter sur Bayrou. Le blog de DSK montre qu'une partie de ses fans sont assuréments dépités, traitant Royal de tous les noms. Et certains militants de bayrou n'hésitent pas à leur faire l'apologie du centrisme.
  3. Les électeurs de Fabius pourrait se reporter sur une coalition anti-libérale si celle-ci voit le jour.
  4. Un deuxième candidat Ump pourrait tenter de destabiliser sarkozy. Ceci-étant, vu la crédibilité des chiraquiens, je doute que cela ait un poid réel.

Dans tous les cas, j'espère autre chose que 2002. Si c'est à nouveau le même scénario, c'est à dire : Sarkozy vs Le Pen, je n'irais pas voter. Et j'irais chier devant l'ambassade de France à Dublin, une guiness à la main.

jeudi, novembre 9 2006

Deuxième débat du partie socialiste

Je viens de finir de regarder le deuxième débat pour l'investiture du candidat du parti socialiste.

Je suis tout de même agréablement surpris du contenu de ces débats. Que n'ai-je pas entendu sur la molesse supposée de ces débats qui aurait été limite des déclarations de vieillards impotents et limite incontinents.

Encore une fois, je trouve que Strauss-Khan est le meilleur orateur. Que Fabius se veut le défenseur de la veuve et de l'orphelin. Et que Royal (c'est "marrant" qu'on soit tenté d'écrire "ségolène") tente de justifier ses déclarations des dernières semaines (encadrement militaire des mineurs délinquants, ...).

Certes le nombres de "blagues" est limitée (2 pour près de 2 heures de débat). Certes il ne s'agit pas de confrontation directe, encore que ces petits coquins réussissent bien à mettre en avant leurs differences avec leurs camarades. Mais je trouve que ce deuxième débat est également une réussite.

Je suis par contre un peu circonspect devant le travail des journalistes. Ceux-ci jouent un rôle ambigu d'orientation des débats et de contre argumentation aux déclarations des trois compères. Le problème vient du fait que leurs demandes d'explications, les contradictions qu'ils soulèvent ne suscitent pas de réactions des protagonistes, qui ignorent la plupart du temps les interventions des deux journalistes. Qu'effectivement on a l'impression que Royal est plus souvent coupée. Mon explication, contrairement aux rumeurs de complots qui ont suivis ce deuxième débat, est que Royal parle bien souvent d'une voix monotone et à un rythme assez lent (au contraire de Fabius qui n'hésite pas à utiliser des tonalités théatrales et de DSK qui a un débit assez rapide), ce qui donne parfois l'envie de lui demander d'accélèrer.

Encore un. Après ma foi, je me rabattrais sur les "C dans l'air" pour me tenir informé des derniers potins Français :)

mercredi, novembre 8 2006

Troisième débat du partie socialiste

Hier soir a eut lieu le troisième débat socialiste télévisé, intitulé "questions internationales, européennes et sur l'environnement".

Je n'ai pas vu les précédents débats, je les visionnerais dans la semaine, mais de sur ce que j'ai pu voir sur celui-ci, il en ressort plusieurs choses :

  1. Non, Mme Royal n'est pas la potiche de service. Pour autant, je ne lui trouve pas de charisme particulier. Ses talents d'oratrice sont bien moindre que ses deux autres camarades : phrasé plus lent, plus facilement déconcentrable lorsque les journalistes la poussent un peu, limpidité du discours parfois peu probant.
  2. Non, M Fabius n'est pas crédible sur sa (nouvelle ou presque) politique "d'à gauche toute". Lorsqu'on lui demande ou est passé le plan B, il répond qu'il n'était pas au pouvoir et donc qu'il ne pouvait rien proposer. Mais que le projet européen sera le projet socialiste. Son discours était également trop tourné vers une critique des propos de DSK.
  3. Non Dominique Strauss-Kahn n'a pas forcément été le plus convaincant. Beaucoup de tentatives pour expliquer la situation actuelle. Moins de temps pour developper les solutions à apporter. Il reste celui qui semble le plus à l'aise. Au risque d'en faire trop et de paraitre snober les autres.
  4. Ils défendent bien un projet commun. Chacun a bien sur une vision propre et apporte ses nuances mais, ce débat tout au moins, permet plus de rassembler les differents candidats socialistes que de les diviser.

Tant qu'à prendre les débats dans l'ordre inverse, je continuerais donc demain avec le débat numéro deux.