Je viens de finir de regarder le deuxième débat pour l'investiture du candidat du parti socialiste.

Je suis tout de même agréablement surpris du contenu de ces débats. Que n'ai-je pas entendu sur la molesse supposée de ces débats qui aurait été limite des déclarations de vieillards impotents et limite incontinents.

Encore une fois, je trouve que Strauss-Khan est le meilleur orateur. Que Fabius se veut le défenseur de la veuve et de l'orphelin. Et que Royal (c'est "marrant" qu'on soit tenté d'écrire "ségolène") tente de justifier ses déclarations des dernières semaines (encadrement militaire des mineurs délinquants, ...).

Certes le nombres de "blagues" est limitée (2 pour près de 2 heures de débat). Certes il ne s'agit pas de confrontation directe, encore que ces petits coquins réussissent bien à mettre en avant leurs differences avec leurs camarades. Mais je trouve que ce deuxième débat est également une réussite.

Je suis par contre un peu circonspect devant le travail des journalistes. Ceux-ci jouent un rôle ambigu d'orientation des débats et de contre argumentation aux déclarations des trois compères. Le problème vient du fait que leurs demandes d'explications, les contradictions qu'ils soulèvent ne suscitent pas de réactions des protagonistes, qui ignorent la plupart du temps les interventions des deux journalistes. Qu'effectivement on a l'impression que Royal est plus souvent coupée. Mon explication, contrairement aux rumeurs de complots qui ont suivis ce deuxième débat, est que Royal parle bien souvent d'une voix monotone et à un rythme assez lent (au contraire de Fabius qui n'hésite pas à utiliser des tonalités théatrales et de DSK qui a un débit assez rapide), ce qui donne parfois l'envie de lui demander d'accélèrer.

Encore un. Après ma foi, je me rabattrais sur les "C dans l'air" pour me tenir informé des derniers potins Français :)